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    De l'origine pythagoricienne des Constitutions politiques

    Courriers

     

     

     

     

    24/06/2014

     

     

    Cher Guillaume Denom, 

    Merci de votre réponse, qui m’honore, une fois encore.

    Quel bonheur que vous me parliez d'Apollonius de Tyane! (un si beau nom ! ). Il est resté un mystère de ma modeste recherche, pour l’instant. De fait, vous m’incitez à aller plus loin. Je comptais le faire cet été. (..)  Je vais « attaquer » votre second « blog » avec un immense plaisir. Concernant le premier, je suis resté sur place,  profondément admiratif de votre synthèse et de votre reconstitution de la pensée mathématique de Pythagore. Vous êtes allé plus loin que moi, et prouvez ce que je pressentais. Concernant mon premier texte, en l’état, je m’étais assuré de la reconstitution de la pensée pythagoricienne, osée dans mon milieu, je le reconnais, en contactant deux collègues spécialistes de la philosophie grecque, que j’admirais de par leurs écrits, en retraite de l’Université : Jean-François Mattéi, de Nice (aujourd’hui décédé, hélas, philosophe remarquable à tous les niveaux, admirateur d’Albert Camus, notamment) et Gilbert Romeyer-Derbey – qui vit à Bordeaux – et qui a occupé la chaire de Léon Robin à la Sorbonne, sur la pensée grecque. Après avoir reçu leur réponse, ils m’ont donné leur avis, si précieux, concernant ce que j’avais reconstitué de notre vieux Pythagore.

    Il s'agit en fait du début de l'intelligence théorique humaine ceci dit au passage, cela concerne aussi la Science politique, ma discipline de rattachement – même si je connais l’ouvrage de l’encyclopédiste Roger Caratini, que j’apprécie, concernant les Mathématiciens de Babylone…  J’ai projeté mon analyse sur le sujet, au-delà de tous les auteurs postérieurs que j’ai pu lire – dont le philosophe belge Delatte, qui a écrit une thèse extraordinaire sur les Pythagoriciens et la politique, en 1937 – , en étant conscient des risques de ma « reconstitution » de la pensée de notre philosophe. Vous relancez ma recherche sur un sujet passionnant, qui fait l’objet de mes cours, que vous l’ayez voulu ou non, ce dont je vous suis profondément reconnaissant.

    Bien à vous et aux vôtres, Monsieur, cher Guillaume,

    avec tous mes remerciements.

     


     

     

     

     



    Professeur Michel Bergès

     

     

     

     

     

     16.07.2014

     

    (...)

    Une précision : j’ai travaillé sur Pythagore pour deux raisons : 
    – d’abord, j’avais lu chez Jamblique (dont les livres ne sont pas faciles à trouver en province !) qu’il était «  le fondateur de la science politique toute entière ». Comme c’était ma discipline académique (qui a beaucoup de problèmes internes sur le plan intellectuel actuellement !!!) j’ai voulu en savoir plus, par rapport à la vulgate. Certes, rien n’est clair, puisque nous n’avons aucun texte écrit de Pythagore et que nous nous trouvons face à des remake tardifs, contradictoires, éclatés… Ce qui laisse libre l’imagination et les réinterprétations de l’ensemble. À ce propos, j’ai trouvé chez un bouquiniste un ouvrage intéressant de Jérôme Carcopino (ministre de l’Instruction publique sous Vichy…) : La Basilique pythagoricienne de la porte-Majeure, Paris, L’Artisan du livre, 1927 – 7ème édition), qui là, constitue un témoignage archéologique pour le monde romain tardif… Un point important : je pense que j’ai tout à apprendre de la question pythagoricienne encore. Je ne suis qu’un débutant en culotte courte.
    – ensuite, je ne suis pas «  franc-maçon » – paix à leur âme –, mais un vieux professeur qui enseigne tout simplement l’histoire des idées politiques en général, et qui est fasciné par un problème de méthode important dans cette discipline devenue désormais internationale : la longévité de certaines idées, au-delà des générations intellectuelles qui les ont portées.

    À ce propos, j’ai lu un ouvrage passionnant, publié par un véritable encyclopédiste du XXe siècle : Roger Caratini (décédé hélas) : Les Mathématiciens de Babylone (Caratini a mené seul la belle Encyclopédie Bordas, et il était à l’origine un assyriologue, devenu très fort notamment en histoire des mathématiques). L’ouvrage montre que comme avec Pythagore, il faut remonter en fait à « l’Ancien Orient »… Mais nous en reparlerons. Lisez cet ouvrage ! (...)

     

    Michel Bergès

     

     

    Courriers

     

     

     

     

     

     

     

      

    Courriers 

     

     

     

    Jean-François Mattéi

    Pythagore et les pythagoriciens

     

     

     

     

     

     

     Courriers, réactions

      Lettres  d'Apollonius de Tyane,

    précédées de sa Vie par Philostrate

     

     

     

     

     

     

    Armand Delatte 

    essai sur la politique pythagoricienne

     

     

     

     

     

     


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      Courriers

     

     

     

     

     

     

     

     

    Pierre Brémaud : Le dossier Pythagore, du chamanisme à la mécanique quantique, Ellipses, 2010.

     

    Sous cet excellent titre, Pierre Brémaud a rédigé un essai qui, tout en offrant une synthèse accessible à un large public, ne se prive pas d'apporter audit dossier certains éléments originaux, parmi lesquels on retiendra, le choix étant difficile, son dossier mathématique, son tableau du pythagorisme à la période alexandrine, ou encore, sa discussion pleine de bon sens du problème de la prétendue crise des incommensurables, dans laquelle il démasque, sinon une invention pure et simple des modernes, du moins une problématique dont la signification historique a été faussée, et montée en épingle à partir de quelques fragments mal interprétés.

    Nous évoquons son dossier mathématique dans l'article : Rectangle de Fibonacci et triangle d'or de Penrose.

     

     

     

     

     04/09/2012  

     

    Cher Monsieur, Je vous remercie de m'avoir fait part de votre intérêt pour mon essai. Je l'avais écrit pour un large (ce qui ne veut pas dire ``nombreux'' ...) public, y compris des amateurs de mathématiques antiques. J'ai jeté un coup d'oeil à votre blog sur les médiétés. Je pense qu'il intéressera d'autres pythagoriciens tels que vous, avec une certaine culture mathématique, et je me permets de vous encourager dans cette voie, avec peut-être quelques démonstrations anciennes, comme celle d'Archytas (reproduite par Boèce, je ne sais pas trop où pour l'instant) montrant la non rationalité des rapports « epimoriques » (de la forme (n+1)/n, donc 2, 3/2 et 4/3 en particulier).

    Cordialement,
     
    Pierre Brémaud

     

     

     

     

    06/09/2012  

     

     

     Cher Monsieur,
     
    Je n'avais pas compris qu'il y avait une deuxième puis une
    troisième page dans votre exposé! Même si je n'ai pas les
    mêmes intérêts que vous dans cet aspect du pythagorisme tel
    que vous le concevez, je trouve votre travail impressionnant. Il
    mériterait une présentation moins austère, je veux dire au
    point de vue de l'esthétique de la mise en page.
     
    Bonne continuation,
     
    Cordialement,
     
    Pierre Brémaud

     

     

     


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    Courriers

     Jean-Pierre Brach

    La symbolique des nombres

     

     

     

     

    13/08/2012

     

     

    Cher Monsieur,

     

    merci de me signaler votre blog.

    Actuellement en vacances, je vais regarder cela

    dès que possible.

    Le thème mérite incontestablement que l'on y travaille

    et voici au moins un blog qui ne sera pas de trop.

    Bien sincèrement à vous

     

    Jean-Pierre Brach

     

     

     

     

    03/10/2012

     

      

    Cher Monsieur,

    merci beaucoup de votre envoi et de ce nouveau lien.

    Parce que j’ai à peine vu passer le mois de septembre (rentrée, colloques, etc), j’ai tardé à vous dire le bien que je pensais de votre “premier” site, informatif, rigoureux, clair et bien présenté. Je viens de voir, sur le nouveau, l’intervention de JL Périllié, (dont je possède et apprécie l’ouvrage, que j’ai d’ailleurs cité récemment à l’occasion d’un petit travail sur le “pythagoricien” italien A. Reghini) et qui me paraît tout à fait pertinente. Il faudra d’ailleurs que je le questionne sur sa conception de l’”ésotérisme”, qui appellerait selon moi quelques développements supplémentaires.

    Le reste est intéressant mais trop technique pour ma formation:
    je vois, en gros, de quoi il s’agit mais ne puis intervenir.

    Comme toujours, le problème c’est le temps disponible, mais soyez assuré que je vais suivre votre blog autant que possible!

    Merci encore et bien cordialement à vous

    Jean-Pierre Brach

     

    Courriers

     Arturo Reghini

    Les nombres sacrés dans la tradition pythagoricienne maçonnique

     

     

     

     

     

    06/10/2012  

      

     

    Cher Monsieur,

    j’avais cru comprendre que vous aviez synthétisé des vues extraites de courriers à vous adressés par JLP.

    A l’évidence, j’ai lu un peu vite, ce qui n’ôte rien à l’intérêt des considérations visées, qui sont de vous et non de JLP, voilà tout!

    Je n’ai rien contre Guénon, que je fréquente pour raisons professionnelles et qui est loin de n’avoir dit que des sottises. Ce n’est pas un historien, ni un auteur académique, soit, mais cela ne retire pas pour autant toute valeur à son oeuvre.

    Si vous êtes intéressé à de telles perspectives, avez-vous lu L’Espace symbolique d’E. Barazzetti (Archè-La Nef de Salomon, 1997)? L’auteur est un authentique mathématicien professionnel, qui enseigne cette discipline à l’Université de Milan.

    Il nous faudra reparler un jour, j’espère, de vos “trois états” de Pythagore.

    Bien cordialement

    Jean-Pierre Brach 

     

    Courriers, réactions

                                                                         Courriers

     

     

     

     

     

     

     

     

    René Guénon                                                                                                                                   Enrico barazzetti

    Les états multiples de l'Etre                                                                                                      L'espace symbolique

    Développement du symbolisme mathématique

    des états multiples de l'Etre

     

     

     

     22/10/2012 

     

     
    Cher Monsieur,

    je suis heureux que le livre de M. Barazzetti vous ait intéressé,
    comme je l’espérais.

    Cependant, d’un côté vous me dites que sa “visée est trop vaste”, et simultanément que l’auteur devrait sans doute assumer le symbolisme mathématique “dans un cadre plus vaste” que celui offert par l’oeuvre de Guénon.
     
    Je puis vous assurer que M. Barazzetti, mathématicien professionnel comme je vous l’ai dit, n’est nullement “guénonolâtre” et se trouve parfaitement à même de prendre ses distances avec les affirmations de Guénon, d’ordre mathématique ou non. Simplement, il y a là un “cadre de référence” qui lui paraît idoine à la définition de la nature de l’espace et du rôle des mathématiques dans l’assignation d’une métrique “universelle”, aussi bien à les considérer en soi que dans certaines de leurs transpositions symboliques. Naturellement, cela suppose inévitablement la connaissance préalable de RG, et je ne vous en aurais sans doute pas parlé si vous ne m’aviez dit vous-même être familier de cette oeuvre.   

    Quant à mon petit ouvrage, les PUF n’ont pas l’air très désireuses de le rééditer, j’ignore pourquoi. Au demeurant, j’ai obtenu mon “bâton de maréchal” le jour où j’ai appris que l’exemplaire de la salle des usuels bibliographiques à la BnF (alors que celle-ci était encore à Richelieu) avait été dérobé... Depuis, je ne passe tout simplement plus les portes!

    Bien cordialement à vous

    Jean-Pierre Brach


    PS: pour info, et à tout hasard, je vous signale deux ouvrages
    d’un autre mathématicien italien, qui n’est pas du tout “guénonien”:

    Paolo Zellini, Gnomon, Adelphi, 1999 ; Id., Numero e Logos, Adelphi, 2010.
     
      
     Courriers  
     
    Paolo Zellini                                                                                        

    Gnomon                                                                                

    una indagine sul numero

     

     

     

    15/11/2012  

     

     

    Cher Monsieur,

    trop brièvement et avec retard, je réponds à vos éclaircissements.

    En ce qui concerne M. Barazzetti, je crois, le symbolisme mathématique détient vraiment une valeur universelle, mais à l’intérieur des perspectives mises en oeuvre par RG qui l’encadrent, orientent et définissent ses significations et sa portée, et hors desquelles il est voué à être mécompris ou dénaturé.

    A tort ou à raison, il ne fait aucun doute pour moi que l’universalité du symbolisme mathématique constituait pour RG un principe acquis, mais dont les significations revêtent nécessairement des expressions culturelles différentes. Derrière ces expressions demeurent les réalités numériques et géométriques infrangibles: un triangle n’a jamais 5 côtés et n’est pas représenté par le nombre 8, où et à quelque époque que ce soit.

    Le vrai filigrane universel, en ce sens, réside semble-t-il dans la nature même des objets mathématiques et des opérations ou algorithmes auxquels ils se prêtent, ainsi que dans leur rapport ontologique et cognitif intrinsèque à la réalité cosmique. Le mécanisme universel de l’analogie, par exemple, fait partie de ce rapport, tandis que le contenu de telle ou telle analogie particulière est toujours culturellement conditionné, par la force des choses: 3 ne peut renvoyer à la Trinité qu’en contexte chrétien.

    Ceci n’implique, je crois, ni “esprit de système” ni désir inavoué d’exprimer l’indicible en totalité, d’autant que pour RG la “doctrine traditionnelle” (dans sa dimension métaphysique) est bel et bien universelle – c’est son expression (y compris sous forme symbolique) qui est conditionnée et limitée. Aussi bien, “universalité” et “infinité” de la doctrine (selon les possibilités de conception qu’elle offre, et indépendamment de ses supports d’expression) sont deux aspects liés mais distincts. En ce sens, et quoique universel à mon sens chez lui, le symbolisme mathématique (ni nul autre) ne saurait en tant que tel être “infini”, ni épuiser la doctrine, surtout en ce qu’elle a d’indicible. Le symbolisme, quel qu’il soit, n’est jamais chez RG qu’un langage et, par conséquent, un moyen.

    Au demeurant, sur linguistique et symbole, vous connaissez certainement les travaux (thèse) de J. Borella.

    Bien cordialement à vous

    Jean-Pierre Brach

     

     

    Jean Borella 

    Histoire et théorie du symbole

    Courriers

        

     

            

    Courriers     

                                                  René Guénon 

                                                   Symboles de la science sacrée

      

     

     

    22/11/2012  

     

     

    Cher Monsieur,

    prenez évidemment tout votre temps (je sais ce que c’est!).

    J’espérais bien que les qualités rares de l’ouvrage de mon ami
    Barazzetti finiraient par se révéler à vous et je me réjouis que
    ce soit effectivement le cas.

    Nous aurons l’occasion de reparler de tout cela un jour, j’espère de vive voix.

    Bien cordialement à vous

    Jean-Pierre Brach

     

     

     


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    Auteur-compositeur-interprète ("The True" Scorpio Rising), Antoine Abrassart est aussi romancier, professeur de philosophie et diplômé en psychologie.

    La lettre ci-dessous a reçu une réponse au moins partielle dans l'article : La théorie générale du signe.

     

     

     

    07 / 09 / 2012

     

     

     Cher Guillaume,

     


    Ta réponse m'apparaît convaincante globalement, même si pour ma part je relierais quand même, sans l'y réduire, le libéralisme au calvinisme, comme le faisait Max Weber, éclairant ainsi l'énigme de l'accumulation primitive.
    Je ne vois pas pourquoi tu ne souhaites pas que les gens te répondent sur ton blog. Je trouve plutôt ces échanges enrichissants et encourageants. Je trouve d'ailleurs que tu donnes au passage des éléments biographiques qui éclairent de manière bien plus directe ton travail. Il me semble que l'unité que l'on peut voir dans ta démarche, linguistique puis mathématique, est le souci justement de substituer la "monstration" (je me réfère également à une conversation que nous avons eue cet été) à la démonstration, et d'installer le lecteur dans le double reflet du nombre et de la figure, en lui interdisant de privilégier l'un ou l'autre, et en évacuant ainsi la question de l'origine. La monstration permettrait de voir l'unité, sans la décomposer, et éviter de faire, à l'aide d'une démonstration de l'un avec du deux.  Avec ces indications, il me semble entrevoir les deux bouts de ta chaîne. Du côté du langage, je te prêterais ce propos : c'est parce que quelque chose remplit telle fonction que l'on est conduit, par manque d'attention à cette fonction, à décomposer le phénomène en rapport d'un signe et d'un sens, ou, si l'on veut, d'un signifiant et d'un signifié, à négliger la pragmatique au profit de la sémantique. Il me semble que ton intérêt pour la mathématique pythagoricienne, et ton souci de ramener nombres et figures à la tétractys, répondent aux mêmes ambitions.  Ce qui me manque est ceci : qu'est-ce qui te conduit à passer de l'étude du langage à l'étude des mathématiques et de la géométrie ? Je serai plus direct : y vois-tu une structure commune ? Encore plus direct : qu'as-tu contre la démarche consistant à décomposer un en deux ? Je pense que tu devrais saisir l'occasion que te fournissent ces demandes de tes interlocuteurs pour ressaisir l'unité de ta démarche, car le biographique ici n'a rien d'anecdotique mais montre l'ossature générale d'un projet dont on perd l'unité lorsqu'on s'égare dans ses développements plus pointus et techniques. L'idée d'un film me paraît excellente mais je crois que tu devrais viser un film où s'exprimerait l'unité linguistique, géométrique, mathématique et musicale que pointent tes écrits, et qui serait l'occasion de saisir, sous une forme sensible, cette unité. Une belle forme, décourageant tout projet de décomposition, rendrait même oiseuses les questions que je te posais ci-dessus. Je suis certain que le sensible relancerait ton goût pour l'expression verbale, comme peut le relancer l'association miraculeuse, parfois, d'images et de musique. Je suis de plus en plus persuadé du génie d'auteurs tels que Nietzsche ou Wittgenstein (Ponge aussi, en poésie, co-engendrement de phrases et de choses) chez lesquels sens et forme de la phrase demeurent indissociables, dont les phrases, par leurs formes mêmes, interdisent le projet de dissociation, de décomposition. 
    Bien à toi.

     

    (Antoine Abrassart - "The True" Scorpio Rising)

    Courriers

     
     
     
     
     
     

     


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    Courriers

      

    Jean-Luc Périllié : Symmetria et rationalité harmonique, origine pythagoricienne de la notion grecque de symétrie, L'Harmattan, 2008.

     

     

    Le grand mérite de cet essai est d'avoir réussi, le premier, à associer un concept mathématique indiscutable à la doctrine de Pythagore : celui de symétrie. Or ce concept avait trois avantages très importants : être mathématiquement précis, être philosophiquement productif, être un trait d'union entre les principaux concepts mathématiques hérités de la tradition, auxquels notre blog s'est particulièrement intéressé. Par là, la thèse de Jean-Luc Périllié a rendu un réel service à la compréhension des choses.

    Mes deux lettres en réponse aux courriers de Jean-Luc Périllié ont été synthétisées dans l'article : Foi religieuse ou foi scientifique? (G. Denom)

     

     

     

     

    16/08/2012

     


    Bonjour,

     

    merci de m'avoir contacté. J'ai parcouru un peu votre blog qui paraît mathématiquement très fourni, très détaillé et très pédagogique.

     Ravi de rencontrer un Pythagoricien bien vivant en notre époque.

     Toutefois, le fossé que vous signalez entre l'exégète du pythagorisme et le pythagoricien n'est pas aussi infranchissable que vous le laissez supposer.

     Puis-je me permettre de poser une question globale cependant?

     Préalablement à toute présentation du pythagorisme mathématique ou autre, ne faut-il pas poser le problème des sources?

     Que savons-nous à cet égard du premier pythagorisme, antérieurement à la dégradation que vous déplorez? Quelle est votre position à cet égard?

     Bien cordialement.

     

    Jean-Luc Périllié
    Maître de Conférences en philosophie
    Université Paul Valéry, Montpellier III

     

     

     

     

     

    24/08/2012 

     

     

     Cher Monsieur,

     

    merci pour vos longues explications concernant le problème des sources. Je souscris à vos remarques concernant la paralysie que représente l'excès d'exigeance à cet égard, et je m'aperçois que votre position est en fin de compte plus enviable que la mienne. Puisque vous vous dites "pythagoricien", vous n'avez pas à vous soucier outre mesure de l'authenticité des sources les plus anciennes, l'important pour vous étant finalement de reprendre la tradition et de la prolonger.

    Pour ce qui me concerne, je suis à la fois historien et, comme vous pouvez le voir dans la conclusion de mon livre, plutôt sympathisant envers ce mouvement. Du coup, je ne peux pas ne pas m'affronter à ce problème important. C'est un préalable incontournable. D'où la question que je vous posais, qui était sans malice véritable. Et je ne peux que constater que vous avez tout à fait raison de souligner le fait que l'historien doit quelque peu "se mouiller" pour pouvoir avancer des hypothèses, des perspectives interprétatives nouvelles. C'est effectivement ma ligne de conduite. Et je suis très heureux que vous l'ayez remarquée. Ligne de conduite qui s'est avérée finalement "payante" puisqu'elle ne m'a pas empêché, contre toute attente, d'entrer dans l'institution universitaire pourtant censée être vérouillée en France par les historiens de la philosophie ancienne de la tendance hypercritique.

    Votre idée que toutes les propriétés mathématiques proviendraient génétiquement de la tétractys est assurément des plus intéressantes. Cependant je vous avouerais que, ces derniers temps, j'ai quelque peu délaissé le domaine de l'histoire des mathématiques anciennes pour m'intéresser davantage à la dimension "religieuse", ou plutôt mystérique, du mouvement et à ses interactions avec la philosophie socratico-platonicienne.

    D'ailleurs, l'intuition originaire qui avait gouverné mon travail résidait moins dans la philosophie du nombre proprement dite que dans l'étude de la filiation orphisme, pythagorisme, platonisme (que je considère comme relevant d'un déploiement "dynamique" dans un sens bergsonien). Cependant, au niveau de la problématique, c'était l'évincement de la symétrie de proportion dans la pensée moderne qui m'avait interrogé, alors que cette pensée avait un caractère extrêmement fécond, se déployant dans des domaines très divers, comme la médecine, entre autres.

    Je suis d'accord pour convenir que le terme "mystique" paraît discutable, bien qu'il soit étymologiquement justifié. Néanmoins, cette partie de mon travail avait un caractère quelque peu provocateur. Je ne voulais pas blanchir Pythagore, faire de lui un penseur rationaliste au sens moderne du terme, un pur mathématicien musicologue.

    C'est l'objet de mon travail actuel d'essayer de préciser les liens entre pythagorisme et cultes des mystères, en m'appuyant principalement sur les renseignements que l'on trouve dans une source assez ancienne et abondante : les dialogues de Platon. Vous devez connaître l'ouvrage de Kingsley sur Empédocle et la tradition pythagoricienne. Je me situe maintenant dans les perspectives ouvertes par cette étude très forte et très brillante.

    La question de l'ésotérisme est effectivement au coeur du pythagorisme mais je ne crois pas qu'elle découle principalement des grandes figures de la Renaissance dont vous parlez. Elle va de pair avec la question de l'oralité dont vous parlez.

    Toutefois, en parcourant votre blog je me suis dit que l'arrivée d'internet permettant un accès direct à toutes les connaissances, pouvait donner lieu à une présentation synthétique du pythagorisme, comme n'importe quel autre courant. Nous sommes entrés dans l'ère de la divulgation à grande échelle. Mais peut-être conviendrait-il de le préciser? au moins de mentionner l'ancienne pratique du secret pythagoricien?

    Il est très intéressant de voir comment la pratique du secret dans l'ancien pythagorisme est devenu, chez Platon, "retention de l'information" selon les analyses de Thomas A. Szlezak, par exemple.

    Y a-t-il eu vraiment une décadence dès l'extinction de la secte de Pythagore ? Je vois plutôt la reprise platonicienne du pythagorisme comme une illumination, un phare destiné à guider les hommes durant des millénaires. Le néoplatonisme est de fait le retour et la réactivation de la tradition dans l'antiquité tardive, comme l'avait bien vu Simone Weil.

    En tout cas merci d'avoir répondu longuement à ma question. Merci aussi d'avoir lu en détail mon livre et je prends note de vos remarques sur H. Weyl. Je suis ravi de cet échange. Et je ne peux que vous encourager à persévérer dans votre objectif d'exposer et de prolonger la tradition pythagoricienne.

    Bien cordialement,

    Jean-Luc Périllié

      

     

     

    Peter Kingsley

    Empédocle et la tradition pythagoricienne

    Les Belles Lettres, 2010

    Courriers

     

     

     

    Jean-Luc Périllié 2012

     Thomas Szlezak

    Le plaisir de lire Platon

    Editions du cerf, 1997

     

     

     

     

     

     

     

      

     


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    Axel Schneider a développé ses idées sur Vitruve dans des commentaires sur divers sites. Plusieurs ont été réunis ici même dans l'article La divine distance.

    On trouvera ci-dessous les deux autres billets postés sur ce blog, ainsi que ceux postés sur le site "Screen Circles", consacré à l'homme de Vitruve.

    Le premier de ces billets a par ailleurs donné lieu à l'article : Spirale de Théodore et polygone gnomonique de rang 4.

     

     

     

    27/08/2012

      

    Côté du carré de Vitruve / rayon cercle Vitruve = 8/5 unités (écart entre centre cerle et celui carré). Ce rapport est celui du flocon de Koch et 2 nombres de Fibonacci. Surtout on a 2 rectangles = le carré long de 3/4 et diagonale 5 et son complément de 4/1 et diagonale racine 17 (comme dans la spirale de Theodorus).

    5 et 17 : 1!+...+5!=1+...+17=153
    « Amis, leur dit-il, voulez-vous parier avec moi que je puis vous révéler à l’avance, le nombre exact des poissons que vous venez de capturer ? » Vie de Pythagore de Jamblique.

    E. Post avait pour ambition de trouver dans quelle mesure une théorie capable de formaliser l'arithmétique, partiellement récursive (ratio) pouvait être à la fois consistante et complète (mesure de l'incomplétude).

    Je pense comprendre pourquoi il évoquait le flocon de Koch avant de mourir avec Koch. C'est une question pythagoricienne et la solution est dans Vitruve.

    1531 suite Cunningham : J'ai besoin de vos connaissance sur le gnomon qu'i

      

    (Axel Schneider)

     

     

     

    02/09/2012  



    Je vous réponds un peu tardivement, mais ce n'est pas par malveillance ni désintérêt.

    Je prends note de votre proposition.

    Pour ce qui est de la dualité de la spirale de Théodore : effectivement, il suffit de savoir que la spirale tente de cumuler à la fois la constance de l'angle de la tangente polaire de la spirale log et la sous-normale de la spirale archimédienne. Mais, elle est impossible à lisser cette spira mirabilis sans perdre l'information (cohomologie). Pour retrouver la construction de Vitruve, il suffit de tracer 2 spirales de Theodorus à angle droit et l'on constate que sur l'une eh bien la racine de 17 s’arrête juste avant la verticale et sur la première la racine de 25 juste après la verticale. Donc, c'est comme pour l'exhaustion... On constate que 25 + 17 = 42. Donc, au milieu de 2 premiers jumeaux. Il suffit de retirer l'unité initiale et on retrouve le 41 de Vitruve. Cela démontre bien qu'il ne peut exister qu'une relation asymétrique entre le gnomon réel et le gnomon imaginaire.

    Je vous répondrai plus en détails dès que je trouve un peu plus de temps.

    Cordialement.

     


    Axel Schneider  

     

     L'homme de Vitruve

    Courriers

     

     

     

    25.05.2010

     

    C’est très intéressant car Léonard nous montre que la quadrature périmétrique et la quadrature des surfaces fonctionnent en sens inverses ! A une décimale il faut prendre un rayon de 5,1 pour la quadrature périmétrique et un rayon de 4,5 pour la quadrature de surface soit un rayon moyen de 4,8 ce qui doit correspondre au cercle de son homme de Vitruve. Il démontre ainsi l’irrationalité transcendante de pi avant l’heure selon moi par l’effet paradoxal sur la transcendance.

    Pour la construction de l’arbre de vie la construction est très intéressante car on retrouve les 2 icthus (vesica piscis) dont le rapport entre la longueur et la largeur (ici 2) est toujours égal à la racine de 3. On arrive également par ce biais à retrouver les 153 gros poissons du Christ et de Pythagore (cf Archiméde).

     

     

     

    19.04.2011

     

    La construction de Vitruve est entre le cercle inscrit et le cercle circonscrit. Vitruve parle de sa construction humaine dans la partie consacré à la construction des temples (du Temple ?).

    Il faut rappeler que si le diamètre du cercle inscrit est 1 alors celui du cercle circonscrit est racine de 2 (la diagonale de Pythagore).

    On a la suite 1, racine de 2, 2, 2 racine de 2, 4…

    Si on commence avec racine de 3, racine de 3 * racine de 2, 2 racine de 3…

    Il suffit de multiplier la première suite par racine de 3 et on a toujours un décalage d’une itération :

    2 racine de 3, 2 racine de 2, 4 racine de 3, 4 racine de 2…

    C’est dans cette logique que l’on doit envisager, selon moi, la construction de Vitruve :

    Chez Vitruve, le rapport entre le cercle (vesica piscis racine de 3) et le carré (racine de 2) est rationnel 8/10. Dans ce rapport on retrouve le 4 et le 5 du premier triplet de Pythagore (3,4,5).

    La question : où est passé le 3 ? 

    A l’évidence dans l’unité entre le centre du cercle et celui du carré. On démontre facilement que l’on ne peut exprimer la racine de 2 en fonction de la racine de 3. Le 3 dans l’unité entre les 2 centres, dans le “1/2", correspond à la transcendance de pi, la loi ternaire de l’exponentiation.

     

     


    20.01.2012
     


    Sur le plan mathématique, c’est une bête curieuse au même titre que pi ou e. Sur le plan philosophique, c’est une imposture de plus héritée du positivisme des deux siècles précédents.

    Le nombre d’or est simplement la racine positive de l’équation x^2=x+1.

    Dans le cadre du problème diophantien : comment peut-on accéder à ce +1 (ou à ce -1 pour la racine négative) ? Peut-on y accéder complétement et avec consistance ou pas ? Si la réponse est non (cf Gödel) alors peut-on mesurer la part inaccessible, la distance divine comme au plafond de la Sixtine (le RE Turing degree d’Emil Post) ?

    8/5 c’est le rapport entre le coté du carré de Vitruve et le rayon du cercle de Vitruve… C’est aussi une très mauvaise approximation du nombre d’or car le rapport de deux nombre de Fibonacci…

    Libre à vous de connaître l’acacia d’Acace de Césarée et de comprendre en quoi l’inégalité du carré long de 4 sur 3 marque cette incomplétude…

    Fraternellement.

     

     

     

    09.05.2012

     

    Il est faux de dire que la construction de Vitruve fait intervenir le nombre d’or : la construction de Vitruve est “entre” le cercle inscrit et le cercle circonscrit. Les centres du carré et du cercle sont alors distants d’une unité, et effectivement on retrouve le premier triplet de Pytrhagore. On retrouve également dans le triangle rectangle de 4 sur 1 complémentaire l’hypoténuse de racine de 17 de la spirale de Theodorus. Dans ce cas, le rayon du cercle est de 5 fois l’unité et le côté du carré de 8 fois l’unité.

    Or, 8 et 5 sont justement 2 nombres de la suite de Fibonacci et donc le ratio de 8/5 engendré par cette “mise en relation du cercle et du carré” une très mauvaise approximation du “golden ratio” justement…

    Vitruve introduit cette construction dans la partie consacré aux temples… La question n’est pas de savoir si les proportions du corps humain sont harmonieuses mais de savoir dans quelle mesure l’esprit humain peut approcher celui de Dieu… Peut-être faudrait-il calculer le rapport entre la surface du rectangle de périmètre 14 ainsi défini et celui du carré de même périmètre… Cette inégalité isopérimétrique incompressible du fait de la transcendance de pi ne nous renseigne-t-elle pas sur la distance divine qui nous sépare de Dieu ?

    Une contribution encore : prenez la Joconde; sur sa gauche un pont. Placez vous derrière ND de Paris. Sa flèche entre les 2 tours orientée par rapport au “cardo maximus”, l’axe de rotation du soleil qui passe sur la gauche par le pont Notre-Dame, le plus vieux de Paris reconstruit à partir de 1499 par Fra Giovanni Giocondo qui vécu pendant une dizaine d’années à Amboise et à Paris où il donnait des cours sur… Vitruve…
     
     

     


    16.05.2012
     


    Oui : sauf que justement avec cette mise en relation du carré et du cercle on ne peut aller plus loin dans la suite de Fibonacci : on ne peut pas mieux “rationaliser” le cercle unité qu’avec le premier triplet de Pythagore…

    Le problème de la suite de Fibonacci c’est qu’elle commence par 1 et 1 (comme 0! = 1! = 1 par convention…). Chaque nombre de Fibonacci n est égal le n+5 ème – le n-5ème /11.
    Le problème vient de là : pour 5 et 8 le n-5ème nombre est égal. C’est exactement comme ne pas savoir si 153 est la somme des 5 premières factorielles ou des 17 premiers nombres (avec 17+5/2 = 11). Ce sont les 153 gros poissons… La loi de l’exponentiation est une loi ternaire.

    Pour avoir une logique de second ordre complète et consistante capable de formaliser l’arithmétique et récursivement axiomatisable, eh bien il faudrait justement pouvoir avoir un rapport côté du carré / rayon exactement égal à phi (le nombre d’or)…. Ce n’est hélas pas le cas…

    Selon moi la mesure de l’incomplétude (au sens de Gödel), ce qu’Emil Post appelait le RE Turing degree, se fait alors ainsi :

    – l’idée c’est la question isopérimétrique : le cercle représente un maximum (de surface/circonférence) et le triangle équilatéral un minimum (de surface/périmètre).

    – le carré c’est minimum + unité ou maximum – unité à un facteur entier près : sauf que dans Vitruve le triangle est de 8/10… En somme, à un facteur entier près, le minimum n’est pas à l’unité ce que le minimum + l’unité est au maximum (la divine proportion). On ne peut définir une unité qui satisfasse à la fois les 2 extremums…

    Selon moi, le ratio c’est la surface du rectangle de 3/4 par rapport à la surface du carré de même périmètre de 14 c’est à dire 12,25. On aurait alors une divine distance (celle de la création d’Adam de la Chapelle Sixtine) d’un peu plus de 2,08 % ce qui est énorme mais pas si terrible que ça. C’est le “carré long” des francs-maçons. Le caractère semblable du père et du fils, l’homéisme d’Acace de Césarée, c’est cela : ce n’est pas une identité ni une non-identité mais une incomplétude conceptuelle. En langage post-godelien : une incomplétude de l’analyse logique axiomatique formelle.

    On est dans le paradoxe de Russell :

    Dieu peut tout / Un homme ne peut pas tout. Dieu peut-il être un homme ? La réponse pour moi c’est que Dieu échappe à l’homme à 2,08…% et l’homme échappe à Dieu à 2,08…%. Ca c’est être un acacien….

     

     

     

    12.06.2012
     


    L’idée de Vitruve est la suivante :

    Peut-on résoudre la question de l’inégalité isopérimétrique (cf la création de Carthage par Didon) ?

    Dans ce cadre le cercle (plus exactement le disque) représente un maximum (un maximum de surface par rapport à la circonférence) et le triangle équilatéral un minimum (un minimum de surface par rapport au périmètre). Comme il s’agit d’extremum, Vitruve veut voir comment se comporte “l’unité isopérimétrique” c’est à dire n+1 cotés : le carré quand on le met dans une relation triangulaire (2 angles et le milieu du coté opposé) avec le cercle. Alors Vitruve constate tout d’abord qu’il existe une unité entre le centre du cercle et celui du carré et que le rapport entre le côté du carré et le rayon du cercle est rationnel (8/5)
     
     

     


    30.04.2013
     


    Le carré unité inscrit a pour coté 1 alors que le cercle circonscrit a pour diamètre racine de 2.

    Le carré inscrit a donc des côtés rationnels (1) et des diagonales irrationnelles algébriques incommensurables aux côtés. Le carré dont les côtés sont tangents à ce cercle a des côtés irrationnels algébriques (racine de 2) et des diagonales rationnelles (2) tout aussi incommensurables aux cotés.

    Peut-on passer de manière continue de l’incommensurabilité algébrique 1 à l’incommensurabilité algébrique 2 ? La réponse est non, mais pourquoi ? Du fait de la transcendance de pi, incommensurabilité qui s’applique aussi bien à l’irrationnel algébrique qu’au rationnel.

    Vitruve c’est bien la question du module entre le coté du carré inscrit, sa diagonale et la circonférence du cercle circonscrit. Vitruve c’est une construction médiane, au milieu du théorème de Pythagore. On voit que la langue parfaite de Babel n’existe pas car seul le rectangle de 3 sur 4 possède une diagonale rationnelle de 5 (le premier triplet).

    Impossible d’aller au-delà de ce carré long, en deçà du rapport de Fibonacci de 8/5.
     

     

     

    30.04.2013
     


    « L’ordonnance d’un édifice consiste dans la proportion qui doit être soigneusement observée par les architectes. Or, la proportion dépend du rapport que les Grecs appellent analogie; et, par "rapport", il faut entendre la subordination des mesures au module, dans tout l’ensemble de l’ouvrage, ce par quoi toutes les proportions sont réglées; car jamais un bâtiment ne pourra être bien ordonné s’il n’a cette proportion et ce rapport, et si toutes les parties ne sont, les unes par rapport aux autres, comme le sont celles du corps d’un homme bien formé ».

    Vitruve par sa construction démontre en pythagoricien que le Doryphore de Polyclète n’est que vanité ! Comme le fera Kurt Gödel en 1931…
     

     

     .


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